Joyeux anniversaire DreamAgo !

Joyeux anniversaire DreamAgo !

 

JOUR 1 : ARRIVÉE

 

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Pascale Rey (DreamAgo) & Christopher Hampton

LES PARTICIPANTS : LE TOUR DU MONDE EN UN JOUR

The screenwriters arrive at the Chateau

Les scénaristes arrivent au Château Mercier

Le chiffre : 44.000 kilomètres

En additionnant les distances parcourues par les participants pour arriver à Sierre depuis leurs pays respectifs (Colombie, Cuba, États-Unis, France, Royaume-Uni, Inde, Brésil, Espagne, etc.), on pourrait faire le tour du monde.

 

LES CONSULTANTS : 10 DEGRÉS DE SÉPARATION

La boucle est presque bouclée : on peut retracer les carrières foisonnantes de nos consultants par un schéma en dix degrés.

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Maggie Soboil fermera la boucle avec un atelier intensif de deux jours durant lequel les auteurs travailleront sur une scène issue de leurs projets ; Yves Lavandier donnera quant à lui un atelier de pitch aux auteurs.

CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR MAGGIE SOBOIL :

– Bien qu’elle vive principalement aux États-Unis, son cœur appartient à l’Afrique du Sud, son pays d’origine.
– Maggie a débuté comme actrice et est aujourd’hui productrice. Elle est connue en Afrique du Sud pour ses spectacles dénonçant l’Apartheid.
– Son atelier permet aux scénaristes de donner vie à leurs personnages et de visualiser les possibilités dramatiques de leurs histoires.

 

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CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR YVES LAVANDIER :

– En Europe, son livre La dramaturgie, traduit en plusieurs langues, est un incontournable pour les scénaristes débutants et confirmés.
– Il a également réalisé plusieurs films, notamment le long métrage « Oui, mais… ».
– Il est le grand spécialiste du pitch.

 

Le film du jour : Jour 1

 

Arturo Arango

Arturo Arango

Entendu aujourd’hui au château :

“Le grand avantage du cinéma,

c’est qu’on n’a pas besoin d’expliquer l’amour.”

ARTURO ARANGO

 

 

JOUR 2 :

 

DEUX grands noms :

Jacques Gamblin et Léa Drucker

Léa Drucker, Jacques Gamblin

Léa Drucker, Jacques Gamblin

Les acteurs Léa Drucker et Jacques Gamblin sont nos invités spéciaux pour cette soirée et présenteront respectivement un court et un long métrage.


DEUX titres :

« Avant que de tout perdre » et « De toutes nos forces »

Comme il n’y pas de « Plume » sans « Pellicule », nous inaugurons le festival avec deux grands films : le court métrage français « Avant que de tout perdre », qui a fait partie des dix titres présélectionnés par l’Académie d’Hollywood pour concourir à l’Oscar du Meilleur Court métrage en 2014 et « De toutes nos forces », film également français, sorti récemment et qui raconte les difficultés d’un père face au handicap de son fils.


DEUX événements :

Réunion d'informationRéunion d’orientation et soirée VIP

La réunion d’orientation est le premier rendez-vous qui réunit tous les auteurs. Elle leur permet de mettre un visage et une voix sur les projets qu’ils ont lu avec attention et de découvrir ce que leur réservent Pascale et son équipe durant cette semaine de travail intense.

La soirée VIP est l’occasion de remercier la ville de Sierre et tous ceux qui se sont impliqués et ont rendu possible, d’une manière ou d’une autre, la célébration de notre DIXIÈME ANNIVERSAIRE.

Puy Navarro aime être ici

Puy Navarro aime être ici

N’oublions pas les consultations des participants qui représentent le cœur de Plume & Pellicule. Le planning du jour de la scénariste Puy Navarro, auteur de « Et les rêves ne sont que rêves » nous en donne une idée.

 

Planning de Puy :

9h à 10h – Réunion d’orientation avec tous les auteurs et consultants.
11h à 13h – Consultation avec Florence Vignon (script doctor, France)
14h30 à 15h30 – Tête à tête avec Elisa Puerto Aubel (Espagne), auteur de « Les suds »
15h30 à 16h30 – Réunion avec Maggie Soboil – Préparation de l’atelier sur les personnages
18h à 20h – Cocktail à l’Hôtel de Ville
20h à 22h – Projection du court métrage « Avant que de tout perdre » et du long métrage « De toutes nos forces » (France) au cinéma du Bourg, suivie d’une rencontre avec les acteurs principaux.

 

Le film du jour : Jour 2

 

Dans les mots de : Victor Warren, auteur de « Disembodied Voices »

Victor Warren Yves Lavandier

Victor Warren Yves Lavandier

« Les consultants sont vraiment très bons. L’ambiance est positive et enrichissante et il y a un grand respect envers les auteurs. J’ai reçu des conseils très précis qui vont me permettre d’améliorer mon scénario. C’est agréable de rencontrer des gens avec un ego aussi sain ! »

 

 

Jour 3 : DU ROMAN À L’ÉCRAN

Christopher Hampton

Christopher Hampton


Choisissons un bon roman, un roman avec des personnages complexes, des histoires d’amour originales et une fin tragique. Demandons à un scénariste prestigieux qui connaît bien l’œuvre de l’adapter. Voyons le résultat sur grand écran et passons ensuite une heure et demie avec l’auteur et, encore mieux, le réalisateur, pour échanger sur le processus de A à Z.

Cela paraît beaucoup demander. Pourtant, c’est exactement ce qui s’est passé aujourd’hui. Le régal pour un scénariste ! Nous avons visionné le film « Carrington », adapté et réalisé par Christopher Hampton, puis à une master class durant laquelle il a expliqué le processus qu’il a suivi depuis l’adaptation de la biographie de l’intellectuel Lytton Strachey jusqu’au grand écran.

« Carrington » est son premier film en tant que réalisateur. Bien qu’au début il ait été intimidé par le défi, il nous a avoué qu’à sa grande surprise, l’expérience lui avait plu et lui avait semblé beaucoup moins difficile que l’écriture.

 

Dans les mots de : Nicolas Serrano, auteur de « La noche » (La nuit)

Nicolas Serrano

Nicolas Serrano

« J’ai rencontré la plupart des consultants, et leurs retours vont m’aider à structurer mon scénario de façon plus efficace pour raconter l’histoire que j’ai en tête. Je vais notamment retravailler l’objectif et les motivations principales du protagoniste. Celui-ci est un trompettiste de jazz à qui il arrive de nombreuses aventures à Bogota. Ce qui est important, c’est de créer un sentiment d’unité dans l’histoire qui permette de la faire avancer. L’intégration d’un nouvel événement déclencheur dans la première partie permettra de démêler une histoire qui serait confuse autrement. L’ambiance de camaraderie, de respect et de créativité qui règne à Plume & Pellicule est propice à l’émergence de ces réflexions. »

 

Le film du Jour 3

 

Glenda Ganis

Glenda Ganis

Dans les mots de Glenda Ganis, auteur de « Holy Mackerel »

J’ai découvert que l’humour n’est pas nécessairement culturel. Des gens de cultures très différentes ont saisi l’humour dans mon scénario alors que certains américains ne l’ont pas compris.

Maggie a donné vie à mes personnages durant son atelier et leur voix étaient exactement telles que je les imaginais.

 

Un entretien réalisé durant l’atelier avec Jacques Gamblin

Sur le scénario, son approche en tant qu’auteur et en tant qu’acteur :

 

JOUR 4 : « Dîner avec Philomena »


À la fin des années 90, le film « Le dîner de cons » est sorti sur les écrans et est rapidement devenu un grand classique de la comédie française.

Habitués à un humour léger au cinéma, les européens se sont passionnés pour cette histoire surréaliste. Celle-ci se déroule principalement dans une maison où, chaque mercredi, un groupe d’amis organise un dîner lors duquel ils invitent à tour de rôle « un con » afin de se moquer de lui toute la soirée.

Nous avons inauguré la programmation Dreamago au cinéma de Crans-Montana par la projection du « Dîner de cons », en présence de l’acteur principal, Thierry Lhermitte.

La soirée s’est terminée avec « Philomena », l’un des grands films de cette édition 2014, qui raconte l’histoire, basée sur des faits réels, d’une femme qui, après cinquante ans de silence, décide de découvrir ce qu’est devenu le fils qu’on lui a enlevé lorsqu’elle était adolescente.

Stephen Frears à Crans-Montana

Stephen Frears à Crans-Montana

Et qui mieux que Stephen Frears, le réalisateur et parrain de Dreamago, pouvait présenter ce film ? Ayant déjà travaillé avec la comédienne principale, Judi Dench, dans « Madame Henderson présente », il nous a raconté avec humour lors de la discussion qui a eu lieu à l’issue de la projection; pourquoi on l’avait engagé comme réalisateur de ce film: « Mon nom figure sur une liste des gens qui veillent sur Judi Dench ».

Félicitations Stephen pour ce beau film !

 

 

Le film du Jour 4

 

 

Comment réagit une personne à qui l’on diagnostique une maladie rare incurable ?

Dans le court métrage « Diagnostic », Fabrice Bracq a recours à la comédie pour nous raconter comment le Dr Semyc annonce ce délicat diagnostic à ses patients.

http://www.dailymotion.com/video/x1a04mo_diagnostic-court-metrage_shortfilms

 

Et que se passe-t-il quand deux frères et une sœur, lors de la veillée funèbre de leur père, se mettent en tête de lui enlever l’anneau de grande valeur qu’il porte au majeur et avec lequel il doit être enterré ?

Malika Pellicioli & Pascale Rey

Malika Pellicioli & Pascale Rey

Pour connaître la fin de cette histoire d’humour noir, ne manquez pas le court métrage « Le doigt d’honneur », écrit et réalisé par Malika Pellicioli et projeté également en présence de sa réalisatrice.

 

Doc Comparato & Puy Navarro

Doc Comparato & Puy Navarro

Le travail se poursuit au château. Les auteurs continuent d’approfondir les aspects thématiques et dramatiques de leurs histoires. À suivre, les premières impressions d’Elisa Puerto Aubel, auteur du scénario « Les suds », sur les consultations qu’elle a eues jusqu’à présent.

 

Dans les mots de : Elisa Puerto Aubel, auteur du scénario « Les suds »

Pascale Rey (DreamAgo) & Elisa Puerto Aubel

Pascale Rey (DreamAgo) & Elisa Puerto Aubel

« Doc Comparato m’a vraiment touchée. Sa façon de faire le « diagnostic » d’un scénario est très particulière. J’ai été surprise par la créativité avec laquelle il aborde les problèmes et qui m’a permise de voir mon scénario sous un angle complètement différent.

Je suis étonnée de voir à quel point les façons d’aborder son sujet et donc de le traiter diffèrent d’une personne à une autre.

Dommage que les sessions ne soient pas plus longues, notamment celles qui ont lieu avec les autres auteurs. Elles permettent de nouer des liens et donnent envie de poursuivre l’échange car, au cœur du processus créatif de chacun, on retrouve aussi sa manière de voir le monde.

Toute l’information qu’on reçoit sur notre scénario est très importante, qu’on soit d’accord ou pas avec celle-ci. »

 

Entendu aujourd’hui au château :

Stephen Frears

Stephen Frears

– Question : Aimez-vous que les scénaristes soient présents pendant le tournage ?

– Oui, c’est quand même eux qui nous ont mis dans cette galère.

STEPHEN FREARS

 

 

Conversation sur le scénario avec Léa Drucker
Invitée de l’atelier de scénario « Plume et Pellicule » par DreamAgo, la comédienne Léa Drucker a bien voulu répondre à nos questions sur le scénario.Icône d'alerte

 

JOUR 5 : CHOC DES TITANS


Nous avons assisté aujourd’hui à un véritable choc de titans au cinéma du Bourg de Sierre. Nous en sommes sortis indemnes, contrairement aux personnages principaux de deux des films projetés ce soir.

D’un côté, nous avons assisté à la projection du film « Le plus grand combat de Mohamed Ali », bouquet final à la présence de Stephen Frears durant Plume & Pellicule.

Synopsis : À l’apogée de sa carrière, le boxeur Mohamed Ali – connu sous le nom de Cassius Clay avant sa conversion à l’islam – est appelé à combattre durant la Guerre du Vietnam. Le champion des poids lourds invoque ses convictions religieuses et refuse de servir l’armée nord-américaine. S’engage une bataille judiciaire qui ira jusqu’à la Cour Suprême.

La scénariste de ce film produit par HBO vous sera peut-être familière puisqu’il s’agit de Shawn Slovo, une de nos consultantes de l’atelier de l’année dernière.

 

Thierry Lhermitte

Thierry Lhermitte

Le « dernier assaut » a été donné par Thierry Lhermitte, qui nous a présenté « Quai d’Orsay », réalisé par Bertrand Tavernier et sorti il y a peu au cinéma. Il s’agit d’une satire sur les coulisses de la politique dans laquelle Lhermitte interprète le Ministre des Affaires étrangères français, un homme flamboyant, surprenant, plein de panache et décidément très inspiré.

 

L’atelier de Maggie Soboil, plat de résistance de « Plume », a débuté aujourd’hui. Nous lui consacrerons notre résumé quotidien de demain dans lequel elle nous expliquera sa méthodologie de travail avec les auteurs et les objectifs de son atelier.

 

 

Le film du Jour 5

 

Entendu aujourd’hui au château :

« L’atelier de pitch d’Yves Lavandier m’a fait prendre conscience que je ne connaissais pas mon propre scénario. »

Glenda Ganis

 

La scénariste et réalisatrice Bénédicte Portal

La scénariste et réalisatrice Bénédicte Portal

Dans les mots de : Bénédicte Portal, auteur de « Prête-moi ta plume »

« Les consultants ont lu les scénarios avec beaucoup d’attention. Leurs analyses font ressortir la logique et le côté poétique de l’histoire qui permettent de structurer la narration et d’enrichir les personnages. »

 

 

Le réalisateur Loïc Nicoloff, venu présenter son court métrage « Hafida » à l’atelier « Plume & Pellicule » de DreamAgo, parle de l’apport des scénaristes au montage, et du rapport entre scénario original et mise en scène.

 

 

JOUR 6 : QUI A COPIÉ ?Plume & Pellicule 2014

 

On se demande souvent s’il existe des tendances, des années où les esprits s’interrogeraient tous sur un sujet commun, chacun le traitant dans une histoire différente. Bon, je me risque : ce qui m’a marqué dans presque tous les scénarios sélectionnés cette année, c’est cette notion de transition.

La chimiste espagnole de “Saborafuego” (“Le goût du feu”) de Salva Rubio doit refaire sa vie, après que son emploi a été supprimé. C’est la situation à laquelle espère échapper le concierge d’hôtel illettré de “Prête-moi ta plume”, de Bénédicte Portal : son univers s’effondre, les méthodes de management changent, et il faut s’adapter pour survivre. En Colombie, la “Rosa María” de Diego Vivanco est elle aussi licenciée de son simple emploi d’employée de maison, pour avoir voulu savoir comment son fils avait disparu. Et c’est parce que celui-ci avait besoin d’argent que, comme les autres jeunes disparus, il a accepté cette proposition de travail, à l’autre bout du pays, qui allait leur être fatale.

Dans “Holy mackerel” de Glenda Ganis, on manque aujourd’hui de tout ce qui nous était donné à foison : les pécheurs reviennent de mer avec les filets presque vides, et l’église même s’est vidée de ses fidèles. Le théâtre de “Y los sueños son” (“Et les rêves ne sont que rêves”), de Puy Navarro, lui-même est vide de spectateurs : les acteurs ne vont jouer qu’une seule représentation, et, comme les personnages des autres films, tentent du mieux qu’ils peuvent de s’adapter. Dans ces neuf scénarios l’ordre du passé s’est effondré, ce qui marchait ne marche plus. Il faut réinventer une façon de vivre. Tout quitter, reprendre à zéro, comme les personnages de “La cité des trois caïmans” de Marine Gacem balayés par la guerre au Mali, ou ceux de “Les suds” d’Elisa Puerto Aubel, errant à la recherche d’un monde moins dur.

Les personnages de “La noche” (“La nuit”) de Nicolás Serrano se débattent au jour le jour des moyens de vivre dans le chaos de la grande ville, autant matériellement que spirituellement. Que faire, quand le monde qui vous entoure est un danger, qu’il est contre vous, que les forces qui pèsent sur vous se liguent pour vous empêcher de vivre, de créer, et d’aimer librement, comme dans “Disembodied voices” (“Voix désincarnées”), de Victor Warren ? Comme les personnages des autres scénarios de cette année, cette nonne et ce moine se débattent contre de puissantes institutions (l’Église dans “Disembodied voices”, un pouvoir corrompu dans “Rosa María”, la discipline implacable d’une cuisine dans “Saborafuego”… Ils émergent en pionniers, ils découvrent d’autres manières d’être, et sont bien en avance sur leurs contemporains.

Ces scénarios sont l’écho d’un monde en transition : un monde où chacun doit se réinventer, se débarrasser des pesanteurs du passé, et surtout créer de nouveaux liens avec les autres, pour que l’avenir soit meilleur et plus juste.

 

Le film du Jour 6

 

 

 

Diego Vivanco

Diego Vivanco

Entretien avec Diego Vivanco, auteur de « Rosa María »

« Comme elles sont plus courtes, les réunions avec les autres participants ne permettent pas une analyse aussi approfondie que celles avec les consultants, mais le fait que quelqu’un s’asseye avec toi et te dise « parle-moi de ton histoire » et qu’on échange ensemble sur les consultations qu’on a eues, cela aide énormément. »

 

 

 

Le réalisateur et scénariste Kartik Singh, venu à l’atelier de DreamAgo pour la projection de son court métrage « Hechki » (“Le hoquet”) parle de son travail, de « The Lunchbox« , le film de Ritesh Batra, et de ses propres projets de longs métrage.

 

La scénariste Marine Gacem

La scénariste Marine Gacem

Entretien avec Marine Gacem, auteur de « La cité des trois caïmans »

« Plume et Pellicule, c’est comme un puzzle qu’on complète petit à petit. Au début de l’atelier, il nous manque des pièces et, au fur et à mesure des consultations, des discussions avec les autres auteurs et des master class, on ajoute de nouvelles pièces.
Il arrive qu’une réflexion nous touche en particulier, on la garde en tête sans savoir à quoi elle va nous servir et c’est plus tard durant l’atelier qu’elle prend son sens. Par exemple, lors de sa master class, Christopher Hampton a dit : « N’oubliez jamais votre première idée », et j’ai retenu cette phrase, mais c’est seulement aujourd’hui, lors la consultation avec Arturo, qu’elle a vraiment résonné et m’a permis de résoudre un gros problème de mon scénario.
J’ai gagné énormément de temps avec l’atelier et il m’a donné envie de reprendre le script que j’avais laissé de côté depuis plusieurs mois. »

 

 

Jour 7 : QU’EST-CE QUE L’ATELIER 3D SCREENWRITING ?


Chaque auteur a tiré de son scénario une scène qu’il souhaitait explorer en profondeur. Les auteurs ont en ensuite fait l’expérience d’un atelier de deux jours, que l’on peut qualifier de puissant et d’intense: l’atelier Écriture en 3D. Nous avons rencontré sa créatrice, Maggie SOBOIL.

 

« L’ATELIER NE PARLE PAS DE SOLUTIONS, MAIS D’EXPLORATION »

Maggie Soboil - 3D Screenwriting

Maggie Soboil – 3D Screenwriting

Comment s’est passé le travail avec les participants, cette année ?

À chaque fois, on espère que les gens avec lesquels on va travailler seront ouverts et courageux, et sur ce point, cette édition a vraiment été une année merveilleuse. Chacun a fait preuve d’une vraie volonté de se lancer, d’aller plus haut, de jouer le jeu de l’expérience.

N’importe quel scénariste peut donner une explication intellectuelle à ce qu’il ou elle a écrit, mais quand ils sont là et qu’ils voient la scène vivre sous leurs yeux, il se passe quelque chose d’unique : ils peuvent immédiatement dire si la scène est authentique ou pas.

Par exemple, nous avons travaillé sur une scène dans laquelle les deux personnages s’affrontent enfin, après des années. Dans le script, la scène était très dialoguée. En jouant la scène, nous avons compris qu’il n’y avait pas besoin de parler.

Une des meilleures choses qui sort de l’atelier, c’est le fait de comprendre que si ce que vous parvenez à écrire des scènes authentiques et riches, que vous nourrissez votre travail d’une profondeur et de sens, lorsque vous arrivez aux moments clé, tout est déjà là, et ce sont précisément ces silences qui résonnent le plus.

 

Quel est le but de l’atelier?

Ce que j’espère, c’est que l’atelier apporte une illumination. Ce que nous essayons de faire, c’est de trouver ce moment où les choses s’illuminent, de façon à ce que cela nous éclaire non seulement sur la scène que nous travaillons, mais aussi sur l’ensemble du scénario. Ce que j’espère, c’est qu’après notre travail sur les scènes, cet éclair s’est produit pour chacun des auteurs.

Je demande toujours aux auteurs de faire comme Edward Albee, qui disait « j’emmène mes personnages faire une balade sur la plage. Je les éloigne de ma situation, et j’ai une conversation avec eux sur un sujet qui n’a rien à voir avec mon histoire. Si je suis capable d’avoir cette conversation avec eux, alors c’est que je les connais bien ».

Et c’est ce que nous faisons ici : « nous créons les conditions de cette balade sur la plage ».

 

Pourquoi l’atelier s’appelle-t-il 3D Screenwriting ?

Parce que les personnages sont tridimensionnels : ils respirent, ils vivent, ils pensent, ils rêvent… et ils ont des secrets. Dans ce travail, nous faisons émerger des personnages qui sortent de la page, des personnages vivants.

Quand je vois un film, les personnages sont ma porte d’entrée vers un autre monde. Aussi subtils que soient les personnages, ils ont plusieurs dimensions, des pensées, des peurs. Ils ne flottent pas au-dessus l’histoire.

 

Quelle doit être la relation entre l’auteur et ses personnages ?

Vous devez être l’avocat des personnages que vous avez créées. Il ne vous appartient pas à vous, l’auteur, de juger s’ils sont bons ou mauvais : ils sont ce qu’ils sont. Il vous appartient de les rendre profonds et exceptionnels, peu importe qu’on soit fous d’eux ou qu’on ait envie de les étrangler, qu’on les aime ou qu’on les méprise. Il faut que vous les représentiez – et ne jamais se contenter de les esquisser.
Il en va de votre responsabilité en tant qu’auteur : vous les avez créés, vous devez faire en sorte qu’ils soient vivants.

3D Screenwriting 2014

 

Le film du Jour 7